WRC
14 juin 2012L'aïeule victorieuse en Nouvelle Zélande.
Du 22 au 24 juin, trois MINI John Cooper Works WRC, dont celle de Dani Sordo, prendront part au Rallye de Nouvelle Zélande. Ce sera le 40e anniversaire de la victoire historique de la Mini 1276 GT.
En 1972, un outsider – la Mini 1275GT Clubman – avait fait sensation au Rallye de Nouvelle Zélande et après 40 ans, le retentissement de l'événement ne s'est toujours pas estompé. L'épreuve était composée de 48 épreuves chronométrées réparties sur un parcours de six jours entre Auckland et Wellington. Andrew Cowan et Jim Scott fêtaient une victoire historique aux commandes de la sémillante voiture après avoir affronté et battu des équipes d'usine bien mieux armées. Le Rallye de Nouvelle Zélande 2012 sera l'occasion de retrouvailles.
Cette victoire était à la mesure des légendaires performances produites par la Mini Cooper S au Rallye Monte Carlo. Au volant de la Mini 1275 GT Clubman de 95 ch., Cowan/Scott ne se contentaient pas de faire de la figuration, ils voulaient jouer les premiers rôles. Dans le même temps, la voiture jumelle de la “GC3”, la Mini 1275 GT Clubman “GC4” d'Angus Hyslop et Mike Langley, avait également créé l'événement en terminant cinquième.
Ingénierie britannique pour la Nouvelle Zélande
En vue du “Heatway International Motor Rally” – aujourd'hui le Rallye de Nouvelle Zélande –, les deux Mini Clubman étaient préparées dans les ateliers de British Leyland d'Abingdon en Grande Bretagne pour le compte de New Zealand Motor Company, selon les prescriptions réglementant le Groupe 2. Le Néo Zélandais Peter Levet, qui travaillait pour New Zealand Motor Company en tant que conseiller technique, était responsable de la coordination du montage et était aussi impliqué dans la conception des voitures. Le cœur des deux Mini Clubmans était constitué d'un moteur Cooper S d'une cylindrée de 1293 cm3 qui délivrait 95 ch.
Une légendaire bataille à l'usure
Associée aux interventions méticuleuses à l'assistance, la préparation minutieuse et sans compromis des Mini s'était révélée être un facteur déterminant lors du Rallye de Nouvelle Zélande 1972. Ajouté à l'expérience internationale de l'Ecossais Andrew Cowan, déjà vainqueur du marathon que constituait le Rallye Londres-Sydney, ce travail en amont joua en faveur des deux Minis. De plus, les routes étroites et sinueuses étaient le terrain de prédilection des Mini qui remportèrent la majorité des épreuves spéciales. Pendant sept jours, les concurrents se livrèrent à une bataille d'usure tout au long du parcours de 4000 kilomètres, dont 2079 d'épreuves spéciales. Même le tandem de Mini n'en est pas sorti indemne. Le premier soir, alors que seule une assistance d'une heure était autorisée, la Mini “GC3” du futur vainqueur était en proie à des problèmes de surchauffe. Néanmoins, les ingénieurs réalisèrent des prouesses pour installer un ventilateur auxiliaire homologué et résoudre le problème une fois pour toutes dans le délai imparti. A partir de ce moment, la Mini fonctionna comme une horloge jusqu'à l'arrivée. Mini domina le rallye et s'imposa avec une marge confortable de 39 minutes sur la voiture classée deuxième. Une légende était née!
Même si 40 ans ont passé, elle reste une star
De nos jours, la Mini 1275 GT Clubman n'a rien perdu de ses charmes. Sœur jumelle de la voiture victorieuse du Rallye de Nouvelle Zélande à l'époque, la “GC4” sera présentée dans la zone d'exposition de MINI pendant le rallye qui se déroule autour d'Auckland. Le Néo Zélandais Jim Scott, une légende du rallye depuis sa victoire en 1972, ne manquera pas de suivre de près la progression de ses successeurs avec leurs MINI.